Les ingrédients :
Farine, Sucre, sel, oeufs, lait, eau de vie de pomme, beurre, pruneaux (*)
La préparation :
Bien mélanger dans une terrine 12 cuillères à soupe de sucre, 12 cuillères à soupe de farine et une pincée de sel.
Ajouter 5 bons oeufs de la ferme et mélanger fermement jusqu'à obtenir une pâte bien lisse.
Ajouter un litre de lait entier bien frais et bien mélanger (cela doit être bien liquide).
Ajouter un bon verre d'eau de vie de pomme
La cuisson :
Faire chauffer le four (thermostat 7) un bon quart d'heure
Beurrer (avec du beurre de qualité) tout le fond et les côtés du plat, avec les doigts et en ne lésinant pas sur la quantité de beurre, (le Far doit être gras une fois cuit pour être bon)
Verser la préparation dans le plat et ajouter une quinzaine de pruneaux.
Mettre au four 30 à 40 minutes (surveiller la fin de cuisson)
Si on a bien mélangé, le Far doit gonfler pendant la cuisson. En fin de cuisson, les bords sont un peu bruns le milieu doit rester jaune. Pour vérifier la cuisson, plantez la pointe d'un couteau, elle doit rester sèche...
La dégustation :
On peut le manger une heure après, mais il n’en sera que meilleur si on le mange le lendemain, la consistance va en effet s’homogénéiser en quelques heures après la cuisson.
(*) On peut aussi remplacer les pruneaux par des cerises, des rondelles de pomme ou de banane, des raisins secs ou même le déguster nature. Cela est affaire de goût, il faut être créatif.

Un peu d'histoire :
Autrefois il y avait en Bretagne des fars très différents dans toutes les régions. A présent il ne reste plus que le « Fameux Far sucré au pruneaux » décrit ci-avant. La plupart des régions ont oublié leurs traditions.
Les fars salés existaient également :
Fars sac’h (en sac)
Fars manch (sac en forme de manche)
Fars poch (sac en forme de poche)
Fars gwiniz (farine de froment)
Fars daou hanter (mélanges de farines)
Kig ha fars (avec du lard) ou « fars pod » parceque cuits dans des pots à soupe
Ils pouvaient se déguster en tranches ou émiettés, ils s’appelaient alors « bruzunoc ». On les mangeait nature ou avec de la viande et des légumes selon les habitudes de la région. On en servait aux noces autrefois et il était d’usage d’en apporter dans son mouchoir à ceux qui n’avaient pu assister à la noce. Cet usage w’appelait le « lod ar frico » ou « part de noce ».
A Ouessant, les fars étaient cuits dans « les mottes » ou « taouac’h » qui sont des plaques de gazon à bruyère de30 cm de diamètre, la terre adhère encore aux racines. On enduit le plat de cuisson dit « caoteriad » muni d’un couvercle dans les cendres incandescentes. O9n ajoute sur le tout une carapace de plaques, gazon en dessous. Ce mode de cuisson communique aux mets un parfum spécial de racines et de plantes.
Un Far un peu spécial : le Far Gwad d’Ouessant (au sang)…
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