Mercredi 17 octobre 2007
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Le chavirage s’est produit à l’entrée du chenal de
la Dives , face à Houlgate le 16 août vers 12h30 en fin de marée montante.
Il est 9h, le site météo France (http://www.meteofrance.com/FR/mer/bulCote.jsp?LIEUID=COTE_SOMM_HAGU) annonce une mer belle à peu agitée et un vent de force 4 à 5. Par contre, le site de météo marine de calvados nautique (http://www.calvados-nautisme.com/Meteo-marine) annonce une météo plus clémente : mer belle et vent de force 3 à 4.
Je fais un petit tour sur la plage, nuages et ciel bleu, mer belle, le vent ne me semble pas très fort.
Depuis deux jours le vent soufflait à plus de 40 km/h, nous décidons de sortir…
Direction le port, nous embarquons, gréons le bateau et entamons une sortie de
la Dives à la voile…
Il est 11h30 quand nous arrivons en pleine mer… de gros nuages noirs se sont installés entre temps au dessus de nos têtes. Nous essuyons une averse… Qu’importe, nous enfilons les cirés et continuons notre promenade.
Le vent a un peu forci et comme souvent à la sortie de l’estuaire nous rencontrons des vagues assez fortes et sommes pas mal secoués…
Nous sommes au près et attaquons les vagues de face. Je ne borde pas trop les voiles pour limiter les risques.
Nous pensons qu’une fois éloignés du rivage et du lit de
la Dives la houle sera plus étalée et nous continuons prudemment notre route.
La pluie s’est arrêtée, mais après une trentaine de minutes de navigation, nous rencontrons des vagues toujours aussi fortes et le vent ne baisse pas. J’hésite à prendre un ris dans ces conditions, pas très facile. Nous décidons de faire demi-tour.
Virement de bord, puis cap vers l’embouchure de
la Dives. Le vent et les vagues nous poussent vers la côte d’Houlgate. Nous sommes au grand largue, trois quart arrière. J’hésite à relever la dérive pour limiter les impacts des vagues, mais je crains que nous dérivions trop vers la côte et décide de la laisser baissée, je ne prends pas de ris mais laisse les voiles filer pour limiter les risques.
Nous filons bon train et surfons régulièrement sur une vague. Nous avons un peu dérivé mais arrivons quand même à quelques centaines de mètres de l’entrée du chenal…
Soudain, une vague déferlante un peu plus grosse vient casser contre le bateau et nous met en travers sans que mon coup de barre ne parvienne à l’en empêcher … le bateau chavire violemment en nous éjectant à la mer.
Un petit moment de panique, je ne vois plus Olivier pendant un temps qui me semble durer une éternité ! Enfin j’aperçois sa tête derrière une vague. Nous sommes entiers, juste quelques ecchymoses… Que faire ? Le bateau est resté couché et s’éloigne de nous, il est à une trentaine de mètres. Nous enlevons cirés et chaussures… Nous n’avons pas mis les gilets de sauvetage, quelle inconscience !
Pas de bateau à l’horizon. Pas de secours en vue. Nous sommes suffisamment proches du rivage pour qu’un poste de secours de la plage nous ait vus… Pas d’inquiétude.
Nous nageons vers le bateau, mais les déferlantes rendent son approche un peu dangereuse… la plage est à 500 mètres, nous décidons de la rejoindre à la nage.
Intervention de l’équipe du poste de secours Houlgate temple qui vient nous chercher au bout de 20 minutes en zodiac (le moteur n’arrivait pas à démarrer !). Je demande à aller vers le bateau pour essayer de faire quelque chose. Ils refusent : notre sécurité avant tout. Nous débarquons au poste de secours et suivons la suite des évènements par radio. Le zodiac s’est rendu vers le bateau et essaye de le tirer avec un bout… difficile.
Entre temps les vagues qui tapaient contre la cabine ont fini par la remplir, le bateau flotte toujours mais s’est retourné !
Les sauveteurs du Zodiac amarrent sommairement le bateau à une bouée de délimitation de la plage. On ira le rechercher lorsque la marée descendra dans quelques heures.
Nous rentrons à la maison.
Lorsque nous sommes revenus vers 16h, vision d’horreur, le bateau a rompu ses amarres et est venu s’échouer sur la plage. Le gréement a dû taper contre des rochers, j’aperçois des morceaux de mats, de voiles, de cordages tout autour… Mon pauvre bateau a souffert.
Nous entreprenons de démonter le gréement et de faire l’inventaire des dégâts…
Nous avons perdu une bonne partie de l'équipement et des objets qui étaient à bord (palm, GPS, extincteur, lunettes, etc... ne flottent pas !)
Voila une bonne leçon à méditer. Je navigue trop peu et j’avais pris confiance au fil du temps, mais j’ai sans doute surestimé mes capacités. En mer, tout va très vite, même dans des conditions qui n’étaient pas à priori très difficiles et nous n’avions même pas mis les gilets !
Les sauveteurs nous ont dit ensuite que lorsque le vent souffle du nord, certains bancs de sable génèrent des déferlantes à cet endroit et qu’il faut passer plus au large pour limiter les risques, je ne le savais pas…
Voici quelques photos des dégats ...
Les voiles ont quelques déchirures heureusement pas très importantes...
L'entrée de la cabine présente quelques chocs
Il y a comme un défaut !
Le mat et la bome sont rompus en plusieurs morceaux
L'intérieur de la cabine était lesté de plusieurs dizaines de kilos de sable !
La porte de la cabine, le capot arrière sont perdus.
Le moteur avait passé des heures dans l'eau ... mais miracle il a redémarré le lendemain !
Solide Honda.
Des vagues semblent creuses et certaines déferlent: c'est impressionnant depuis un petit voilier, et j'aurais peut-être fait des erreurs similaires!
Merci pour votre site, que je visite régulièrement, et pour votre récit de chavirage. Il ne peut qu’inciter à la prudence. A certains endroits (Pertuis de Maumusson, Banc de la mauvaise)
les déferlantes qui semblent pouvoir apparaître à tout moment là où il y a des bans de sable même avec une faible houle sont très angoissantes. Quel est le comportement à avoir si elles apparaissent ?
PS : je ne suis pas un donneur de leçon bien sur, mais j\\\'essaye de comprendre, les conditions n\\\'étaient vraiment pas très maniables, et la première fois qu\\\'on les rencontre, on est pas toujours très fier, je pense qu\\\'avec la version misaine et taillevent, saurait été différend, à cause de la disposition longitidunal des voiles, très sur l\\\'avant et aussi très sur l\\\'arrière, en plus on lache la drisse, la voile tombe, meme à l\\\'eau c\\\'est moins grave, et tout se calme. Question : en filant la drisse de pic sur une voile aurique, celui ci en descendant ne réduit il pas la vile de près de la moitié de sa surface, comme sur les gréements classiques, peut etre alors que la bome vous aurait géné ?
Bien amicalement à vous.
Peut-être aurais-je ajouter les 5cv du Honda, espérant ne pas être rattrapé par la vague, pour garder le cap, mais si l'étrave plongeait dans la vague précédente???
Mais je pense que j'aurais aussi chaviré...
A petit tirant d'eau similaire et dans ces conditions , un petit voilier étroit comme un doris ou autre (Longueur / largeur = ou sup. à 3) pourrait mieux garder son cap qu'un petit voilier large?
Une coque large avec une quille "longue" (mais adieu aux faibles fonds) passerait mieux de telles vagues en gardant son cap.
Une fois mis en travers, difficile de toute façon pour un petit voilier de ne pas chavirer??
Voir les photos d'une mise en travers et d'un chavirage:
Dans ces conditions, ce voilier n\\\'est pas trop large; et au contraire cette relative grande largeur améliore son comportement sous voiles.
Mais comme le souligne Loyal, la question reste: quel comportement à avoir si on se fait surprendre un jour?
A ma grande surprise, j'ai appris que quelques jours après moi, un voilier d'une dizaine de mètres a cassé sa quille en talonnant sur le même banc de sable et chaviré dans des conditions identiques...
Moi qui pensait qu'avec un plus gros bateau un peu mieux lesté je serai passé dans de meilleures conditions... à méditer.
Merci pour votre récit qui nous concerne tous.
La mer reste la mer et nous savons tous que nous pouvons être un jour au mauvais moment au mauvais endroit. La déferlante reste certainement un des plus grand danger.
Je retiens deux choses ;
Le port de la brassière me semble indispensable des l’arrivée des premiers moutons (le Skellig ne brille pas par sa stabilité de poids). Les nouvelles brassières gonflables automatiquement ne sont pas gênantes à porter. Au moins, on n’a pas à s’occuper de flotter, on peut s’occuper du reste !
L’insubmersibilité est une vraie sécurité.
C’est toujours difficile de prendre la décision de quitter le voilier pour rentrer à la nage, une tête sur l’eau se repaire mal ; avez-vous hésité à prendre cette décision ?
Encore merci pour votre récit en espérant que vous vous sortiez bien maintenant de la déferlant de papiers administratif pour les assurances.
Bon courage
LADY CACHALOT
http://lady.cachalot.over-blog.fr
honte sur moi ! Je néglige ces temps-ci mes amis blogueurs, comme je néglige mon blog sur la Bourgogne !
Bonne année avec un peu de retard (mais pas trop)
Amicalement.
A boat can be salvaged - you could always by a new one - but a life, once lost, cannot be salvaged or replaced.
Count your lucky stars, my friend.
take care...
J'ai chaviré exactement dans les mêmes conditions, mais à bord d'un 420. Je raconte :
Vent du large de force 5 à 6, mer formée. Mon équipier ne peut pas venir, donc je sors seul, juste sous grand voile (il n'y a pas de ris). Pour équilibrer le bateau sans foc, je ne mets que les trois quarts de la dérive qui est pivotante (ça diminue un peu la surface mais ça la place sur l'arrière).
Le départ est sportif et j'ai le plus grand mal à franchir les rouleaux. Puis tout se passe bien, sauf au portant où le bateau est instable et cherche sans cesse à revenir au vent. Mais pour rentrer, je suis bien obligé de naviguer au portant... Les vagues deviennent de plus en plus grosses au fur et à mesure que je me rapproche de la côte. Une bien grosse me prend l'arrière, me met en travers et me fait chavirer. Je nage jusqu'à l'avant du bateau (qui est sur le flanc), j'attrappe le grapin et je mouille. Le bateau se met face au vent, fait presque chapeau (le mât touche le fond). Je le redresse. J'affale tout, je relève la dérive, je retire le safran, puis je lève l'ancre pour revenir à la godille, juste poussé par le vent. Je passe les rouleaux sans difficulté mais en faisant bien attention de rester à l'arrière du bateau pour allèger l'avant (j'embarque bien quelques dizaines de litres mais sur un ou deux rouleaux seulement).
Morale : Je n'ai plus eu de difficultés avec la mer après avoir retiré la dérive et affalé. Ce qui m'a fait chavirer, c'est le fait d'avoir de la toile à l'arrière. La prochaine fois, il faudra que je rentre sous foc seul, bordé bien plat (au portant) et avec le minimum de dérive :
- Si une vague me pousse l'arrière plus vite que l'avant, le vent compensera en poussant sur l'avant.
- De plus, en prenant de la vitesse, le vent apparent viendra de face, et aura de l'effet sur le foc bordé à plat.
- Enfin, je ne conserverai que 20% de la dérive pour que cette petite surface soit placée très sur l'arrière, c'est à dire qu'elle permettra à l'avant du bateau de partir en "savonette".
De mon point de vue, nous avons chaviré pour avoir navigué au portant avec trop de voile à l'arrière et trop de dérive sur l'avant.
Ton avis ?
Bonne mer à tous.
Thierry
Je suis l'auteur du commentaire précédent par lequel j'apportais mon point de vue à l'analyse de ce chavirement. Ca ne m'a pas effrayé puisque depuis je me suis offert un Skellig 2 sloop, coque bleue marine, voiles "tan" (rouges foncées) et bout dehors. Il est magnifique ... C'est le plus beau des bateaux puisque c'est le mien ...
Ce bateau a été un peu modifié à partir de l'analyse de mon chavirement en 420 et de celui de notre ami : je suis donc passé de la théorie à la pratique !
1 - A l'origine, il n'avait pas de bout-dehors. A ma demande, Plasmor en a installé un sur lequel j'ai gréé un foc sur "emmagasineur" (enrouleur simplifié) que je commande depuis le cockpit. J'ai donc maintenant 2 focs.
2 - J'ai également demandé un enrouleur pour le foc d'origine (qui devient la trinquette)
3 - J'ai fait mettre une 3éme bande de ris sur la grand-voile par le voilier du coin. L'opération a été compliquée par la couleur de la grand-voile. Heureusement, Eddy de Plasmor veillait et m'a envoyé par la poste un bon mètre carré de ce tissus (les couches de renfort sont en nylon blanc classique recouvertes par le dernier renfort qui est de la bonne couleur !) Mais la prochaine fois, je m'adresserais directement au fabriquant des voiles à Vannes : ça sera plus simple et beaucoup moins cher (je l'aurais fait si leur devis m'était parvenu plus tôt)
4 - J'ai mis à poste les bosses de ris en installant 3 poulies sur la bôme (chacune à la verticale du point d'écoute de sa bande de ris) et 2 taquets tourneurs. Chaque bande de ris à sa "couleur" qui se retrouve sur la bosse de ris mais aussi sur la garcette du point d'amure de la bande de ris (angle mât/bôme). Pour l'avenir, je mettrais aussi les garcettes de prise de ris à ce code couleur
5 - Je me suis offert un petit GPS, plein de fonctions évoluées (homme à la mer, way point etc ...) que je suis incapable d'utiliser, même assis au sec dans mon salon ... alors en mer ...
6 - Et puisque ces préparatifs (selon moi indispensables) n'étaient pas inscrits sur la liste du matériel de sécurité obligatoire en France, je suis allé jusqu'au bout de ma démarche et j'ai immatriculé mon bateau sous pavillon Belge ! (mes aïeuls morts en 14-18 pour la Patrie doivent s'en retourner dans leurs tranchées ...). Ce pavillon soumet mon bateau à la réglementation Belge (même dans les eaux Françaises) beaucoup plus simple que la législation Française. Par exemple, je suis dans mon droit en outrepassant la limite des 6 miles puisque la législation Belge ne connait que la hauteur des vagues. De mon point de vue, il faut être super préparé (bateau et équipage) pour être capable de gérer tout, y compris l'impensable, avant le naufrage plutôt que d'être équipé pour après ... (mais je touche du bois en écrivant ça !)
Enfin, après quelques ronds dans l'eau, ma femme et moi avons enfin pris la mer, le 13 juillet, à Royan, direction la Bretagne ...
La Gironde et ses côtes sont redoutables, non par leurs roches, mais par la mer qui se lève sur les fonds, notamment sur les bancs de sable, en "brisants" et autres "barres infranchissables". La littérature parle même de vagues de sable contenant à l'occasion quelques galets ... Le banc au nord de l'embouchure de la Gironde s'appelle d'ailleurs "banc de la mauvaise" ...
Bref, nous voilà obligés de tirer très au large (5à 7 miles) pour contourner ce fameux banc avant de pouvoir mettre cap au nord pour doubler la pointe de Chassiron (nord ouest d'Oléron) soit 30 à 40 miles de route.
Sans alerte météo, le beau-temps-moteur et bain-de-soleil du matin s'est peu à peu transformé en grand mauvais temps venant du sud-ouest (par chance, le vent est arrivé avant la mer ). J'ai donc eu le "plaisir" de prendre le premier puis le second ris, et de rouler la trinquette. Devant la persistance du mauvais temps, nous nous sommes déroutés sur "La Cotinière". Mais ce nouveau cap nous a fait passer de "vent de travers" à "grand-largue", c'est à dire à une allure plus instable et potentiellement plus à risque.
J'ai pris le troisième ris ... (et envisagé de finir sous trinquette seule, partiellement roulée ... ). J'ai vérifié "in vivo" que le Skellig est stable au portant, mais sous grand-voile arisée à mort. Il est aussi extrèmement rapide car l'impression de vitesse s'apparentait à celle ressentie en cata de sport (10 noeuds ?) ... J'étais à la barre, et je ne regardais pas derrière pour ne pas être effrayé par la mer. Le "sprint" a durée plus d'une heure ...
A posteriori, je me fais reproche de ne pas avoir remonté un peu de dérive car le bateau restait encore ardent. Mais c'était supportable et il se barrait encore très bien d'une seule main. J'y ai bien pensé, mais en 420, remonter la dérive au portant augmente à la fois la vitesse et les risques, et je ne voulais ni de l'un ni de l'autre. Et puis un bateau ardent se contrôle mieux qu'un bateau mou susceptible de partir à l'empannage ... à contre ... et au tas !
Le port de La Cotinière est l'unique refuge de ce vaste cul de sac (attention pourtant car ce port est habituellement fermé à la plaisance). D'ailleurs du nord d'Oleron, jusqu'au pays Basque, le manque absolu d'abris transforme une navigation côtière en véritable traversée. Je me félicite surtout de l'achat de ce petit GPS qui m'a permis de mettre le cap à coup sûr sur ce port. En effet, en plus d'être inhospitalière, il n'y a aucun point à relever sur cette côte basse et boisée, hors les phares de Chassiron et de la Coubre (l'un droit devant, l'autre droit derrière). Sans cet appareil, j'aurai eu une grave difficulté de plus à gérer.
L'entrée au port de La Cotinière a été un peu limite par le fait que mes livres (guides Bénéteau) donnaient un alignement à suivre, illustré de deux photos d'un des phares d'entrée de port NON concerné par l'alignement, et aucune photo du phare concerné ... Je suis juste allé beaucoup trop loin, très près de la terre ... Heureusement, la proximité de la côte, et la violence des vagues m'ont fait abandonner cette recherche d'alignement et couper au plus court.
Enfin, grâce à vos messages (notamment le commentaire n°3) j'avais veillé à fermer les capots pour éviter de voir le bateau se remplir d'eau en cas de chavirement, comme celui de notre ami, mais -merci Jésus Allah Bouddha- ça n'a pas été utile !
Le lendemain matin, au réveil, nous avons constaté qu'un grand nombre de chalutiers était également venu se mettre à l'abri à "La Cotinière" pendant la nuit. Le coup de vent a duré 3 jours, et, de mon point de vue, a largement dépassé "force 7".
Une belle aventure que j'imagine bien, avec un peu de frayeur par moments, quand on se prend à réfléchir... et beaucoup de bonheur quand y repense...
Je reléverais deux points sur lesquels je reste un peu dubitatif :
1er point
Le skellig reste en effet très stable et rapide au portant même avec la dérive baissée, il part bien au surf sur les vagues et même s'il devient assez ardent, on ne se sent jamais en limite.
Toutefois, à la réflexion, j'ai quand même le sentiment que la dérive non relevée a certainement été la principale cause de mon chavirage. Avec la violence de la vague, la dérive à provoqué un croche pieds qui a mis le bateau en travers, etc....
Je pense que si j'avais relevé la dérive, le bateau aurait mieux réagi ?
Cet été nous sommes sortis deux fois avec une mer un peu agitée (maintenant je dois avouer que j'ai un peu peur et écourte rapidement la sortie, la 2e fois nous avons gréé le foc... mais pas la grand voile et nous sommes rentrés au moteur...).
J'ai pu constater par ces conditions qu'en levant la dérive le bateau garde un bon cap et est nettement moins sensible aux vagues courtes.
Par ailleurs, tiré par la voile d'avant il semble plus stable.
2e point
Je ne suis absolument pas d'accord lorsque vous dites que votre bateau est le plus beau. C'est bien entendu le mien, et depuis plus longtemps !